lundi 31 mai 2010

NOT FOR PROFIT !

Not For Profit: Why Democracy Needs the Humanities
Martha C. Nussbaum

Cloth | 2010 | $22.95 / £15.95
178 pp. | 5 1/2 x 8 e-Book | 2010 | $22.95 | ISBN: 978-1-4008-3422-8


In this short and powerful book, celebrated philosopher Martha Nussbaum makes a passionate case for the importance of the liberal arts at all levels of education.

Historically, the humanities have been central to education because they have rightly been seen as essential for creating competent democratic citizens. But recently, Nussbaum argues, thinking about the aims of education has gone disturbingly awry both in the United States and abroad. Anxiously focused on national economic growth, we increasingly treat education as though its primary goal were to teach students to be economically productive rather than to think critically and become knowledgeable and empathetic citizens. This shortsighted focus on profitable skills has eroded our ability to criticize authority, reduced our sympathy with the marginalized and different, and damaged our competence to deal with complex global problems. And the loss of these basic capacities jeopardizes the health of democracies and the hope of a decent world.

In response to this dire situation, Nussbaum argues that

we must resist efforts to reduce education to a tool of the gross national product. Rather, we must work to reconnect education to the humanities in order to give students the capacity to be true democratic citizens of their countries and the world.

Drawing on the stories of troubling--and hopeful--educational developments from around the world, Nussbaum offers a manifesto that should be a rallying cry for anyone who cares about the deepest purposes of education.

Martha C. Nussbaum is the Ernst Freund Distinguished Service Professor of Law and Ethics in the Philosophy Department, Law School, and Divinity School at the University of Chicago. She is the author of many books, including Hiding from Humanity: Disgust, Shame, and the Law (Princeton).

jeudi 27 mai 2010

Les méfaits annoncés de la LRU (31) : ce n'est qu'un début...


Vous voulez devenir professeur, instituteur ? Vous aurez à payer vous même une formation au métier qui n'est plus assurée par le ministère de l'éducation (nationale ? ).
Il paraît que c'est organisé par le groupe L'Oréal... A moins que ce ne soit par la RATP ?

Sur le check-list du Monde.fr de ce jour...

papier de verre
Hervé Le Tellier
La retraite à 60 ans ?"La faute à Mitterrand",dit notre président. C'est vrai. Mieux encore : Léon Blum aurait une responsabilité dans les 40 heures, et Voltaire et Rousseau dans la démocratie.

mercredi 26 mai 2010

Les méfaits annoncés de la LRU (30) : ce n'est qu'un début...

« Motion des Conseils de l'Université de Paris 8 sur la mastérisation de la formation des enseignants

adoptée à l'unanimité.


Au terme de deux ans de débats et de lutte contre le projet de réforme de la formation des enseignants et dans la lignée des votes des conseils centraux de l'Université, le dernier remontant au 22 janvier 2010, nous ne pouvons que réitérer notre refus de participer à un dispositif qui, au nom d'impératifs pour l'essentiel de nature budgétaire, met à bas toute formation sérieuse des enseignants du premier et du second degrés et qui, symétriquement, menace gravement des pans entiers de la formation et de la recherche en Lettres et Sciences humaines et Arts.
Cette position est dictée par notre attachement à la formation des enseignants du premier et du second degrés et à la défense des concours comme meilleure forme républicaine de recrutement des fonctionnaires. Voilà pourquoi, conscients que nous avons une responsabilité particulière dans le maintien d'une formation solide aux métiers de l'enseignement et désireux de nous inscrire dans une coopération académique – nécessaire dans cette perspective – mais toujours déterminés à refuser la logique de cette réforme de la formation des enseignants, nous avançons, au bout de trois mois de réflexion collective suivant l'assemblée des trois conseils, les deux propositions suivantes : »

mardi 25 mai 2010

La France est-elle une démocratie (64) ?

Notre ministre de l'intérieur a eu un coup de folie ?!

« Il est scandaleux que les gens respectueux des lois soient régulièrement traités comme s'ils avaient quelque chose à cacher.

Cela doit cesser.

Il n’y aura donc pas de système de carte d’identité.

Pas de registre national d’identité, pas de deuxième génération de passeports biométriques.

Nous ne surveillerons plus vos connexions internet et vos e-mails quand il n’y a tout simplement aucune raison de le faire.

La vidéosurveillance sera dûment réglementée, de même que la base de données ADN, avec des restrictions sur le stockage de l’ADN de personnes innocentes.

Et nous allons mettre fin aux pratiques qui risquent de faire de la Grande-Bretagne un pays où nos enfants grandissent en étant tellement habitués à voir violer leurs libertés qu’ils l’acceptent sans question.

Il n’y aura pas de base de données ContactPoint des enfants.

Les écoles ne pourront plus prendre les empreintes digitales des enfants sans même demander préalablement le consentement de leurs parents.

Ce gouvernement sera fier de voir les citoyens britanniques se dresser contre les démarches illégitime de l’État.

Cela donne de la valeur au débat, qui ne craint pas la dissidence.

C’est pourquoi nous allons supprimer les limitations sur le droit de manifester pacifiquement.

C’est pourquoi nous passerons en revue les lois sur la diffamation afin que nous puissions mieux protéger la liberté d’expression.

Et comme nous mettons en pièces le recueil des lois, nous allons faire quelque chose qu’aucun gouvernement n’a jamais fait :

Nous allons vous demander quelles sont les lois que vous pensez devoir être abrogées.

Parce que des milliers d’infractions pénales ont été créés sous le gouvernement précédent.

Rogner sur les liberté des gens n’a pas rendu nos rues plus sûres.

Légiférer de manière obsessionnelle transforme tout simplement les gens ordinaires en criminels potentiels.

Donc, nous allons nous débarrasser des lois inutiles, et une fois qu’elles ne seront plus là, elles ne reviendront pas.

Nous allons introduire un mécanisme pour bloquer les nouvelles infractions pénales inutiles. »

Ouf, rassurez-vous, bonnes gens ! Il ne s'agit que du tout premier discours de politique générale de Nick Clegg, le nouveau Vice-Premier ministre libéral-démocrate d'Angleterre, un pays dont la France n'a jamais eu rien à apprendre, surtout en matière de démocratie (Voltaire mis à part, bien sûr...). Voir plus de détails :

La France est-elle une démocratie (63) ?

Les Etats GénérEux pour l’Enfance

Dernier ajout : 22 mai.

Devant des états (si peu) généraux de l’enfance, nos états générEux proclament doléances !

Jeunes, Familles, Professionnels, Elus, venez participer !

Forum des états générEux pour l’enfance

Grand goûter mercredi 26 mai à partir de 16h30 et jusque dans la soirée au jardin des Tuileries devant le Jeu de paume

La jeunesse : un problème pour notre société ?

Les états généraux de l’enfance mis en place par le secrétariat d’Etat chargé de la famille ne vont pas dans le sens d’une amélioration de la situation des enfants. Dans la continuité des politiques actuelles, ils procèdent d’une logique néfaste pour les enfants et la société toute entière : présenter la jeunesse comme un problème pour la société ; rendre les familles seules responsables des difficultés de leurs enfants ; prétendre que la contention, la mise à l’écart de ceux qui posent problème, le contrôle des comportements, protégeront la société.

Devant des états (si peu) généraux de l’enfance,

nos états générEux proclament doléances !

Près de 80 organisations - collectifs, associations, syndicats - se sont donc réunies pour lancer des états générEux pour l’enfance et dresser un bilan complet des politiques gouvernementales concernant les enfants. Elles ont rassemblé leurs propositions dans un Cahier de doléances en faveur de la cause des enfants. Y sont posées les bases d’une politique nationale globale et positive POUR l’enfance, pensée dans l’intérêt et le respect des enfants et de leurs familles, et à l’écoute des professionnels et des organisations qui les accompagnent.

La France : mauvais élève des droits de l’enfant

En juin 2009, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU s’est montré particulièrement sévère avec la France face à ce qu’il convient d’appeler une non-politique de l’enfance. Nombre de mesures gouvernementales tournent en effet le dos à une véritable politique nationale de l’enfance. De surcroît, des violences sont exercées par l’Etat lui-même et les institutions sur les enfants, notamment, envers ceux, trop nombreux, qui sont en situation de grande vulnérabilité. Sont ignorées les propositions des associations et collectifs d’enfants, de familles et de professionnels qui représentent des capacités importantes d’amélioration du sort des enfants, pour le bien de la société toute entière. [...] »

La suite sur :

http://www.appeldesappels.org/spip.php?rubrique16