mercredi 9 décembre 2009

Supprimer l'histoire-géo en terminale S ?

On se demande en fait pourquoi ne pas avoir commencé par la philo ! Et dans toutes les sections ! Que d'heures, que de postes économisés ! Et la philo, c'est encore moins utile que l'histoire-géo, d'ailleurs beaucoup de pays s'en passent fort bien, y compris européens. Sans parler de tous ces profs dont la disparition ne vous ferait même pas verser la plus petite larme de crocodile ! Le chanoine de Latran a-t-il conservé un si bon souvenir que cela de ses cours de philo ? ou y a-t-il là un lobby occulte et hyperpuissant au sacro-saint MINISTÈRE ? Faut-il imaginer le pire ? Revenir à la théorie des « chiens de garde » du capitalisme de Paul Nizan ?

Modeste contribution d'Étourneau à la recherche nationale sur l'identité nationale (22)


08 Décembre 2009 Par Edwy Plenel :

Le succès de l'appel de Mediapart, «Nous ne débattrons pas», n'est pas simplement le refus de cautionner une machine infernale, de division et d'exclusion. Ce sursaut a pour moteur la compréhension qu'avec ce « grand débat sur l'identité nationale », se donne à voir la nature profonde du régime. Il faut relire mot à mot les deux discours de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Pour la première fois s'énonce, au sommet de la République, l'idéologie de la droite extrême, celle qui fut au pouvoir avec Philippe Pétain sous Vichy, cette droite à la fois maurrassienne, orléaniste et élitiste qui n'a jamais admis la démocratie libérale.

mardi 8 décembre 2009

Sauvons le cadre déontologique et républicain nécessaire à la recherche universitaire !



Communiqué de SLU concernant la sollicitation des universitaires à participer au débat sur l’identité nationale (7 décembre 2009)

mardi 8 décembre 2009

Le président de la république et le gouvernement appellent à un débat national sur l’identité française. Son organisation, confiée dans la précipitation aux préfets en liaison avec les élus UMP des régions, montre clairement que ce débat obéit à des considérations pré-électorales. Au moment même où le gouvernement détruit consciencieusement les conditions d’enseignement de l’histoire et de la géographie dans le secondaire, il exhibe sans vergogne l’usage instrumental qu’il entend faire des sciences humaines.

Dans ces conditions, il est choquant que des responsables d’institutions universitaires, élus par les communautés universitaires qu’ils sont censés représenter, se croient autorisés, à l’image de tel ou tel président d’université ou directeur d’UFR, à appeler leurs collègues à participer à ces rencontres préfectorales ou à venir faire nombre dans l’assistance.

SLU condamne tout engagement officiel des établissements d’enseignement supérieur dans cette action politicienne. Nous appelons chacun à refuser toute participation à des initiatives malmenant le cadre déontologique et républicain nécessaire à la recherche universitaire et à la transmission des connaissances.

lundi 7 décembre 2009

Avez-vous, avons-nous de (vraies) nouvelles de Grèce ?

Faut-il imiter la Suisse (1) ?


Un dialogue qui n'a jamais eu lieu dans notre pseudo-démocratie française...

24heures.ch

Le dialogue reprend à l'Université de Lausanne

Le dialogue entre le rectorat et les étudiants a repris à l'Université de Lausanne, après la fin de l'occupation d'un auditoire vendredi. Les étudiants ont entrepris de constituer des groupes de travail pour affiner leurs revendications.

ats - le 07 décembre 2009, 18h25

Dieu est le plus grand !

Pour un manifeste des sciences humaines et sociales

Dix présidents d'université rappellent quelques vérités fondamentales sur les sciences humaines et sociales et s'allient pour les défendre. On ne trouvera pas, dans ce manifeste, le nom de Daniel Filâtre, président de l'université de Toulouse II, dite Le Mirail, trop occupé sans doute à négocier avec Valérie Pécresse, ou trop soucieux de ne pas ouvrir la porte dans sa propre université à de nouveaux mouvements de défense des humanités...
On trouvera le début de ce texte sur Médiapart :

« Les débats et les grèves de l'année écoulée ont montré que toutes les universités ne sont pas également confrontées aux mêmes problèmes et qu'au-delà des enjeux généraux (sur les carrières, les moyens, les bâtiments notamment) il existe aussi des questions spécifiques aux grandes universités de lettres et de sciences humaines. Comment défendre et valoriser leur recherche, qui a évidemment bien d'autres débouchés que les brevets ? Comment faire comprendre et reconnaître que la bibliométrie, même mâtinée d'autres indicateurs, aura des effets désastreux en invitant les chercheurs à une spécialisation très forte et très rapide, à la multiplication des versions successives des mêmes travaux ? Comment redonner aux plus brillants des universitaires en début de carrière le goût de l'investissement collectif si tout se résume finalement au nombre d'item que chacun pourra lister dans sa fiche personnelle ? Comment faire entendre que la recherche en sciences humaines se fait dans des équipes souvent sans murs, dans des réseaux, des participations croisées ? Comment éviter que les masters concours ne conduisent à la disparition pure et simple des secteurs disciplinaires entiers et de la formation à la recherche des étudiants ? Comment éviter que le contrat doctoral ne conduise à un formatage desséchant des thèses dont certains PhD américains donnent l'exemple peu convaincant ? Comment accueillir mieux des étudiants d'origines de plus en plus variées ? Bref, comment faire pour que nos universités restent ce qu'elles ont toujours été : un lieu d'inventivité et de promotion sociale.


C'est justement pour porter collectivement une réflexion sur ces questions cruciales et pour redevenir force de proposition audible, que nos universités entendent constituer entre elles une fédération ou une association, qui sera tout autre chose qu'un club ou un lobby : un groupe de réflexion et de proposition à qui il appartiendra, par exemple, de rappeler que les universités de SHS ont des taux d'insertion professionnelle identiques à ceux des autres domaines, que l'investissement dans l'enseignement supérieur produit individuellement un différentiel de revenu sensible en faveur des diplômés, que les gisements d'emplois futurs se trouvent dans le secteur tertiaire et les services, que les formes de valorisation de la recherche varient d'un secteur à l'autre et qu'à ce titre les SHS contribuent aussi largement au prestige international de notre pays et à son attractivité...
Olivier Christin, président de l'Université Lyon 2
Patrice Brun, président de l'Université Bordeaux 3
Alain Spalanzani, président de l'Université Grenoble 2
Lise Dumasy, présidente de l'Université Grenoble 3
François Le Poultier, président de l'Université Nancy 2
Anne Fraïsse, présidente de l'Université de Montpellier 3
Georges Molinié, président de l'Université Paris 4
Pascal Binczak, président de l'Université Paris 8
Bernadette Madeuf, présidente de l'Université Paris 10
Marc Gontard, président de l'Université Rennes 2