dimanche 6 décembre 2009

La France est-elle une démocratie ? (21)

NON ! Si l'on en croit certains des propos recueillis par Josyane Savigneau dans Le Monde du 5 décembre auprès de Jean-François Kahn qui persiste et signe par rapport à d'autres interviews comme celle conservée dans la vidéo postée ci-dessous.


« Du point de vue des institutions, pensez-vous qu'il est temps d'aller vers la VIe République ?

Oui. D'une part, on a déjà subrepticement changé de Constitution, mais sans consulter ni informer qui que ce soit. Imagine-t-on l'Angleterre passant en République sans en prévenir la reine ? Même Napoléon a fait un plébiscite. Désormais, on est dans un système ultraprésidentiel qui n'a plus rien à voir avec la Ve République, voire avec la République. Un ministre important, il y a quelque temps, m'expliquait que les journalistes n'étaient pas très courageux, car ils cautionnaient la dérive monarchiste du régime actuel... Un comble ! L'idée qu'un président tout seul puisse décider de tout, au XXIe siècle, est d'un archaïsme inouï. Le résultat est que, quoi qu'on puisse penser des réformes annoncées, le constat d'une malgouvernance s'impose de plus en plus.

En outre, désormais, on appelle " réforme " n'importe quelle régression. Dans tous les domaines. Ruse infernale. C'est comme les communistes qui appelaient " démocratie populaire " une dictature populaire. Quant au débat sur l'identité nationale, il est inconcevable qu'il soit décrété par l'Etat. Comme si on était en Union soviétique ! »


samedi 5 décembre 2009

Modeste contribution d'Étourneau à la recherche nationale sur l'identité nationale (21)


Mediapart lance avec deux cents personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» organisé par le pouvoir. Nous souhaitons que cet appel soit à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement. Vous pouvez en cliquant ici le signer en ligne.


Nous ne débattrons pas

Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.


Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.


Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.


La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples.

Quelques-uns des premiers signataires de l'appel
Responsables politiques et syndicaux

Martine Aubry, maire de Lille, premier secrétaire du Parti socialiste
Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste
José Bové, député européen Europe-écologie
Patrick Braouezec, député PCF de Seine-Saint-Denis
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF
Daniel Cohn-Bendit, député européen Europe-écologie
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts
François Hollande, député PS de Corrèze
Yannick Jadot, député européen Europe-écologie
Corinne Lepage, député européen Modem
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière
Paul Quilès, ancien ministre
Michel Rocard, ancien premier ministre
Dominique de Villepin, ancien premier ministre

Intellectuels, artistes, écrivains, chercheurs

Raymond Aubrac, commissaire honoraire de la République
Guy Bedos, artiste
Tahar Ben Jelloun, écrivain
Christian Boltanski, artiste plasticien
Yves Bonnefoy, poète
Jacques Bouveresse, philosophe, professeur au Collège de France
Laurent Cantet, réalisateur
Robert Castel, sociologue, directeur d'études à l'EHESS
Patrick Chamoiseau, écrivain
Patrice Chéreau, metteur en scène
Dan Franck, écrivain
Louis Garrel, acteur
Edouard Glissant, écrivain et poète
Stéphane Hessel, ambassadeur de France
Claude Lanzmann, écrivain, réalisateur
Annette Messager, artiste
Marie NDiaye, écrivain, prix Goncourt 2009
Tzvetan Todorov, philosophe
Philippe Torreton, acteur

La France est-elle une démocratie ? (20)



Selon CAMUS, NON ! Du moins selon le florilège de citations composé de façon fort convaincante par Franck Nouchi dans sa chronique du 26 novembre 2009 publiée dans Le Monde sous le titre « Albert Camus, une passion française »


« La démocratie telle que la concevait Albert Camus n'a rien à voir avec la pratique politique de Nicolas Sarkozy. En ce sens, Camus est irrécupérable, lui qui disait : " Il n'y a ni justice ni liberté possibles lorsque l'argent est toujours roi " ; " L'Etat peut être légal mais il n'est légitime que lorsque, à la tête de la nation, il reste l'arbitre qui garantit la justice et ajuste l'intérêt général aux libertés particulières " ; " Un ordre qui consacrerait les puissances d'argent, les combinaisons de couloir et les ambitions personnelles, cet ordre-là ne serait qu'un désordre puisqu'il consacrerait l'injustice " ; " Le démocrate est modeste (...). Quelque décision qu'il soit amené à prendre, il admet que les autres, pour qui cette décision a été prise, puissent en juger autrement et le lui signifier. " » (extrait de la chronique à lire en entier dans le Monde)

vendredi 4 décembre 2009

Un beau succès pour les Facs !

Mais tourné en dérision par Le Figaro qui le publie avec des commentaires négatifs (sans parler de ceux de ses lecteurs en ligne) :


NB : Cliquez sur l'image pour agrandir.

Certes, on doit pouvoir faire encore mieux, mais on remarquera notamment que les lettres et sciences humaines ou sociales s'en tirent très honorablement, et même parfois mieux, ou pas plus mal que les disciplines réputées plus prestigieuses sur le marché de l'emploi, notamment au niveau de la licence ou du master 2 !
Étourneau a réagi à l'article de la façon suivante (sous un autre pseudo), à partir de citations prises dans le texte même et qui, à elles seules, donnent déjà une idée de la tonalité des commentaires du Figaro :
« “ Malgré les multiples injonctions des différents ministres ”, “ La loi sur l'autonomie de 2007 les oblige à s'investir dans l'aide à l'insertion professionnelle. ” Ce n'est donc pas une loi sur l'autonomie ! “ Valérie Pécresse, qui compte sur son enquête pour mettre en adéquation les filières avec les débouchés ” : le sujet de “ mettre ”, dans le cadre de l'autonomie, est certainement Valérie Pécresse elle-même ! Cette autonomie imposée et fortement encadrée rappelle furieusement le centralisme démocratique léniniste, et n'a rien ni de libéral ni même de néo-libéral (cf. : “ Les universités en Europe ne sont pas suffisamment autonomes ”, révèle un nouveau rapport de l’EUA. 30/11/2009, relayé par la CPU (Conférence des présidents d'université, association bien connue pour son gauchisme). Peut-on véritablement réformer d'en haut sans s'assurer un minimum de collaboration ou de compréhension des personnes (oui, des personnes, pas des individus-pions, pas des adjudants-fonctionnaires) censées mettre en œuvre ces réformes ? Et sans s'assurer qu'en tant que réformateur on comprenne bien ce qu'on est en train de faire soi-même par rapport aux exigences européennes modernes (cf. rapport cité plus haut) ? Toujours est-il qu'au vu des statistiques fournies ici (et l'on comprend dès lors qu'elles soient mises en cause dans les commentaires, car elles ne vont pas dans le même sens que celui-ci veut leur attribuer !), l'université française peut être fière des résultats obtenus avec ces forts pourcentages d'insertion professionnelle, y compris et surtout en lettres et sciences humaines, quand on voit la misère des moyens qui lui auront été attribués durant toute la période de massification, et le mépris dont les universitaires continuent à faire l'objet, notamment de la part de ceux qui, au sein de l'université même, ont su habilement se ranger du côté du manche et obtenir leurs jolies primes... »

Ajouté à 22 heures 30 : en fait, le Figaro n'a pas cru bon de publier la réaction d'Étourneau, envoyée à plusieurs reprises depuis une douzaine d'heures, confirmant par là, ce que l'on pouvait déjà deviner, à savoir que ces gens-là préfèrent se congratuler entre eux dans leur mépris de l'université non pécressienne. Messieurs les censeurs, bonsoir !
Ajouté à 23 heures 15 : finalement, la réaction vient d'être publiée sous un des titres les moins compromettants parmi ceux dont Étourneau a agrémenté la réitération de ses envois : « Persiste et signe ». Soit il y a un sérieux problème dans la gestion du site du Figaro, soit il y a de sacrées discussions entre les modérateurs. Le moins qu'on puisse conclure au vu des différent messages (ne pas se fier aux heures annoncées qui ne correspondent qu'aux heures d'envoi et non de publication sur le site), c'est qu'on semble moins pressé de publier les réactions mal pensantes que celles qui abondent dans le sens de la rédaction... À suivre...

jeudi 3 décembre 2009

Pouvoir, savoir et pédagogie !

Lu dans les échanges de mail du groupe interne SLU (Google), ce jour, sous la signature de JNL, et concernant la masterisation de la formation des enseignants devant enseigner de l'école primaire au lycée (le reste suivra, n'en doutons pas... déjà cela s'esquisse pour le premier cycle universitaire...) :

« on le répétera jamais assez, aucun pouvoir n'a intérêt à ce que le savoir soit répandu chez tous au plus haut niveau. Mais tous les pouvoirs peuvent fort bien s'accommoder du pédagogisme. »

On ne saurait mieux dire...



mercredi 2 décembre 2009

Et maintenant, l'Angleterre !



Sheffield, Newcastle, Cambridge, Manchester Met, London: student resistance to fees and cuts spreads…

Posted on November 30, 2009 Filed Under Actions, News  MMU demo

Activists on an ever-increasing number of campuses across the UK are launching actions - including meetings, rallies and demonstrations - against fees, cuts and the marketisation of education. Read on for more details.

Sheffield
The University of Sheffield Campaigns Collective, a forum bringing together a wide range of left-wing activist and campaigning groups on campus, is holding a meeting on Tuesday 1 December to organise opposition to the cuts that the university is proposing in order to claw back some of its £25m deficit (these include the closure of the entire Biblical Studies department). The meeting will also continue Sheffield’s activist tradition of linking day-to-day issues to the university’s extensive links with the arms trade and will be asking whether some of the money invested in arms companies might be better spent keeping departments open. The Facebook event for the meeting is here.

Newcastle
Students from across the activist community will be meeting on Tuesday 1 December to discuss campaigning against fees, cuts and privatisation. The Facebook event for the meeting is here.

Cambridge
Cambridge activists report that “the University of Cambridge is currently considering proposals to change the statutes to, among other things, make it easier for the university to sack any academic or academic related staff. Particularly, it will be easier for the University to make staff redundant. This comes in a context where the University has tried, in recent history, to close down whole departments (such as Architecture) or parts of courses (Portuguese in modern languages). We suspect that these changes come as groundwork for making cuts to our education.” For more info, click here.

Manchester
An activist group has formed to fight 127 job cuts at Manchester Metropolitan University. A recent rally mobilised dozens of students and workers despite adverse weather conditions! For more info, click here.

London
Bosses and corporate bureaucrats will descend on Hampton Court Palace - traditional seat of objectionable ruling-class behaviour - on Wednesday 2 December to discuss prospects for increasing the involvement of private sector business in the control and delivery of education. Education Not for Sale and others are mobilising to oppose them. For more info, click here.


mardi 1 décembre 2009

Finalement, ils ne sont même pas contents d'eux !


Voyez vous-même dans ce rapport de l'EUA (« European University Association » : l'Europe universitaire ne peut évidemment se faire qu'en anglais...) ! Remarquez, on s'en serait douté ! Plus de démocratie et de participation ne ferait donc pas plus mal que l'oligarchie techno-financière européenne... Ledit rapport se trouve sur le site de la CPU (« Conférence des Présidents d'Université », bizarrement resté en français !?), relayé par la SLU (« Sauvons L'Université », également en français)...
Étourneau


Les universités en Europe ne sont pas suffisamment autonomes, révèle un nouveau rapport de l’EUA. 30/11/2009

Une nouvelle étude (publiée aujourd’hui – 30 novembre) analysant et comparant l’autonomie et la gouvernance des universités de 33 pays européens révèle que ces établissements ne sont toujours pas réellement autonomes.

Alors que de nombreux gouvernements, le secteur de l’enseignement supérieur et la Commission européenne reconnaissent qu’une autonomie accrue pour les universités est une étape essentielle vers la modernisation du secteur au 21e siècle, le nouveau rapport publié par l’Association Européenne de l’Université (EUA) montre qu’en pratique, les autorités publiques jouent toujours un rôle central dans la réglementation des systèmes universitaires, et, dans de nombreux pays, conservent un contrôle direct sur le secteur.
Malgré le passage à un système de pilotage « à distance » dans un certain nombre de pays en Europe, les universités ne bénéficient souvent pas de réelle autonomie dans des domaines essentiels, et en particulier en termes de gestion financière. Alors que les fonds publics dédiés à l’enseignement tendent à stagner partout en Europe, et que les universités sont appelées à explorer de nouvelles voies de financement, l’EUA est convaincue que ce manque d’autonomie est une réelle menace pour la viabilité et le développement des quelques 5 000 universités d’Europe.

L’étude menée par l’EUA passe en revue plus de 30 indicateurs différents répartis en quatre domaines clés : autonomie organisationnelle (par exemple, structures académiques et administratives, présidence, gouvernance), autonomie académique (définition et structures des programmes, nombre et sélection des étudiants), autonomie financière (capacité de lever des fonds, de posséder de l’immobilier, de contracter des prêts), autonomie dans la gestion des ressources humaines (capacité de recruter des personnels enseignants et non-enseignants).

Les conclusions de l’étude incluent, entre autres, les éléments suivants:

- Flexibilité dans l’utilisation des financements publics : dans la majorité des systèmes universitaires étudiés (26), les financements publics sont accordés sous forme de subventions globales de plus en plus basées au moins en partie sur les critères de performance. Dans certains pays, cependant, dont la Bulgarie, la Turquie, la Lettonie, la Lituanie et certains états fédérés d’Allemagne, les universités sont toujours confrontées à des budgets extrêmement détaillés ne laissant aucune marge de manœuvre et empêchant tout transfert de fonds entre les différentes activités des établissements. Souvent, l’obtention de subventions globales ne garantit pas une totale liberté dans l’utilisation et la répartition des fonds, les transferts pouvant être limités ou impossibles entre différents domaines d’activité.
- Les universités ne sont autorisées à posséder légalement les biens immobiliers qu’ils occupent que dans la moitié des systèmes couverts par l’étude. Cela ne signifie pas pour autant que les universités qui sont propriétaires de leurs installations peuvent les vendre sans l’autorisation du ministère. La majorité des systèmes (22) autorisent les universités à contracter des emprunts, tout en imposant des limites en termes de montants ou de procédures d’autorisation, notamment en Europe du nord. Moins d’un tiers des pays étudiés (11) permettent à leurs universités d’investir en valeurs mobilières.
- Dans certains pays, le secteur de l’enseignement supérieur connaît une plus grande flexibilité dans la gestion des ressources humaines ; les personnels sont de plus en plus payés et employés directement par les universités elles-mêmes et non plus par les autorités publiques. Pourtant, les universités ont clairement moins d’autonomie dans la gestion des coûts salariaux individuels. La plus grande partie des systèmes ont signalé pendant l’étude de nombreuses restrictions, incluant la prescription de fourchettes salariales ou la possibilité de déterminer les salaires uniquement pour certaines catégories de personnels. Enfin, dans environ la moitié des pays étudiés, l’ensemble ou la majorité des personnels ont un statut de fonctionnaire, ce qui est une forme d’emploi moins flexible.
- Gouvernance : dans la majorité des cas (29), la loi stipule quelle doit être la structure des organes décisionnels de l’université, celle-ci étant impliquée à divers degrés dans les décisions concernant le nombre et la qualité de leurs membres. Les membres dits « externes » (non issus de l’université) sont de plus en plus associés aux structures de gouvernance des universités. Leur sélection est contrôlée soit par l’université, soit par les autorités publiques ; il existe dans certains pays une procédure mixte. Ces membres externes sont associés à divers degrés à la gouvernance de l’université – ils peuvent être pleinement intégrés aux décisions stratégiques comme simplement cantonnés à un rôle purement consultatif.
- Direction de l’université : les modalités en sont généralement définies, ou fortement encadrées, par la loi. Le mandat du président de l’université (également appelé recteur ou chancelier) est stipulé par la loi dans deux tiers des pays couverts par l’étude (24). Un même nombre de pays définit dans la loi les qualifications requises à l’exercice de cette fonction. L’émergence, dans certains pays d’Europe de l’ouest, de « président-manager » s’accompagne d’une plus grande autonomie en termes de management et conception de la gouvernance de l’université.

Thomas Estermann, auteur du rapport, précise : « Ce rapport souligne l’inadéquation entre l’accord général qui existe entre les parties prenantes autour de l’importance de l’autonomie pour les universités, et la mise en place, dans la pratique, de celle-ci. Si les universités ne sont pas libres d’agir dans l’intérêt de leurs étudiants et de leurs personnels, particulièrement en ce qui concerne les questions de gestion financière, alors les autres « dimensions » de l’autonomie ne sont que théoriques. »

Ce rapport de l’EUA formera la base d’un nouveau projet d’une durée de deux ans visant à développer un « tableau de bord » permettant d’évaluer l’autonomie des universités (au niveau national) en Europe (« Autonomy Scorecard »). Ce tableau de bord sera un outil majeur tant au niveau national qu’au niveau institutionnel, qui servira de référence aux gouvernements souhaitant évaluer les progrès de leurs réformes par rapport aux autres systèmes, permettant également aux universités de prendre conscience des écarts qui existent en Europe. Le lancement de l’ « Autonomy Scorecard » aura lieu à la fin du projet en 2011.

Sources : http://www.cpu.fr/ (Conférence des Présidents d'Université)